Lapins et lièvres
Vive les lapins et les lièvres en liberté, pas en animalerie !
Particularités des lapins et des lièvres
Le saviez-vous ?
- Les deux seuls animaux qui puissent voir derrière eux sans tourner la tête sont le lapin et le perroquet.
- Le lièvre et le lapin sont herbivores. Au printemps et en été, ils se nourrissent de plantes à feuilles larges telles que le trèfle, le plantain, la vesce ou l'aster, ainsi que d'herbes diverses. En hiver, leur régime se compose essentiellement d'écorces de jeunes arbres tels que le saule, le tremble, l'aulne ou le noisetier.
- La robe du lièvre change de couleur selon les saisons ; elles passe d'un gris plutôt brun en été, à un gris pâle (Lièvre de Townsend) ou blanc (Lièvre d'Amérique et Lièvre Arctique) en hiver.
- Le lièvre vit souvent en groupes de 100 à 300 individus. Tandis que les uns mangent et se reposent, les autres montent la garde.
- Grâce à ses pattes arrière qui lui permettent de bondir comme un kangourou, le lièvre peut atteindre une vitesse de 64 Km/h.
- Le lièvre peut également traverser de petits ruisseaux à la nage.
- Les lièvres se battent parfois entre eux. Ils se donnent des coups de patte, des coups de griffe et font mine de se happer, mais ils ne se mordent jamais.
- Le petit du lapin s'appelle le lapereau.
- Le lapin et le lièvre peuvent vivre jusqu'à dix ans.
Quelle est la différence entre un lièvre et un lapin ?
Habitat
Le lapin et le lièvre vivent dans des habitats bien distincts du Canada. Au Manitoba, on trouve le Lapin à queue blanche (Sylvilagus floridanus) et trois espèces de lièvres : le Lièvre de Townsend (Lepus townsedii), le Lièvre d'Amérique (Lepus americanus) et le Lapin arctique (Lepus arcticus).
Aspect physique
Il suffit de placer un lapin et un lièvre côte à côte pour mieux percevoir leurs différences physiques et comportementales. Le Lapin à queue blanche, plus petit et doté d'oreilles et de pattes plus courtes, est parfaitement adapté à la vie sur un terrain abondamment fourni en arbustes. Sa petite taille lui permet de s'enfouir rapidement pour se mettre à l'abri, ce qui lui évite d'avoir à parcourir de longues distances pour échapper à ses prédateurs. Le lièvre, quant à lui, a de longues pattes puissantes et une morphologie idéalement conçue pour semer ses prédateurs lorsqu'il court à découvert.
Reproduction
Le lapin et le lièvre commencent leurs jours dans des conditions bien différentes. Le Lapin à queue blanche vit dans un milieu recouvert d'un vaste tapis végétal, ce qui lui offre de nombreux endroits pour se cacher. Ainsi, ses petits ont moins besoin d'arriver rapidement à maturité pour survivre. Cachés dans des nids de végétation bien camouflés, les lapereaux, nus, aveugles et sans défense, peuvent prendre le temps de se développer. Les petits du lièvre, en revanche, naissent avec un duvet sur le corps et les yeux ouverts ; ils sont plus gros mais moins nombreux que dans une portée de lapereaux. Le lièvre n'aménage pas de nid puisque ses petits quittent le giron maternel au bout de vingt-quatre heures et sont sevrés en l'espace de quelques semaines.
Traditions populaires
Le lapin est symboliquement associé à Pâques car… en fait, il existe plusieurs théories ! Une vieille histoire allemande raconte qu'un jour, une femme pauvre avait caché des œufs décorés de couleurs vives dans son jardin pour les offrir aux enfants à l'occasion des Pâques. Or, pendant que les enfants cherchaient les œufs, un lièvre passa par là et ils crurent que c'était lui qui les avait cachés. Et depuis, à chaque Pâque, les petits Allemands aménagèrent des nids avec des feuilles et des branches pour le lièvre dans leur jardin. Cette coutume fut ensuite importée par les immigrés allemands aux Etats-Unis, où le lièvre devint un lapin car ce dernier est beaucoup plus répandu en Amérique du Nord.
Selon une légende européenne, le lièvre ne fermerait jamais les yeux et observerait les autres animaux toute la nuit durant. Ce mythe fit du lièvre le symbole de la lune. Et comme la date à laquelle on célèbre les Pâques dépend de la lune, le lièvre fut associé à cette fête.
Luttez contre la mode du lapin de Pâques !
Pâques approche à grands pas et cela signifie que les animaleries sont en train de s'approvisionner en "Lapins de Pâques". Si vous connaissez quelqu'un qui songe à acheter un lapin pour cette fête, faites-lui comprendre que c'est une mauvaise idée. Contrairement à ce que l'on peut voir sur les jolies cartes de vœux, les lapins et les jeunes enfants ne font pas bon ménage. Dans la plupart des cas, les gens se lassent de ce nouvel animal et s'en débarrassent en les abandonnant dans un refuge ou en les relâchant dans les bois.
Avec son exubérance et sa turbulence naturelles, même le plus doux des bambins éprouverait rudement cet animal sensible, ne serait-ce que par le niveau de sa voix. Les enfants aiment saisir, porter et caresser leurs animaux de compagnie comme ils le font avec leurs peluches préférées. On ne peut pas s'attendre à ce qu'un jeune enfant soit en mesure d'assumer ses responsabilités pour s'occuper d'un lapin, et encore moins pour accepter n'importe quelle sorte d'engagement sur dix ans !
Chaque année, après la période de Pâques, les refuges d'animaux reçoivent de nombreux appels de personnes ayant acheté un lapin qui est mort au bout de quelques jours ou de quelques semaines. Malheureusement, certaines animaleries n'hésitent pas à vendre des lapins âgés de 4 semaines à peine. Et comme ils ne sont naturellement sevrés qu'au bout de 6 à 7 semaines, leur système digestif ne se développe pas correctement. Cela peut entraîner des diarrhées et d'autres problèmes gastro-intestinaux, jusqu'à la mort dans certains cas. Elever un lapereau nécessite des soins et un régime bien particuliers.
La plupart des lapins que l'on trouve en animalerie sont issus de fermes d'élevage industrielles, autrement appelées lapinières. Elles s'apparentent à des élevages de poules en batterie, où les lapins sont parqués dans de petites cages métalliques empilées les unes sur les autres. Cette méthode d'élevage, ô combien cruelle, entraîne fréquemment des problèmes de santé tels que la pododermatite ou une démarche rampante et handicapée, ou même encore des actes de cannibalisme. Le cannibalisme peut être dû aux conditions de stress et d'ennui dont souffrent les animaux, ou au fait que la mère ne pas peut produire suffisamment de lait pour nourrir tous ses petits. La restriction forcée du comportement et des mouvements naturels peut également causer des troubles psychologiques.