Ours du Canada

Le Canada abrite trois espèces d’ours. Bien qu’en général on les craigne et on les considère dangereux, les ours sont habituellement réservés vis-à-vis des humains et préfèrent demeurer à l’écart. Toutefois, au fil des ans, la construction résidentielle qui a empiété sur des régions sauvages auparavant inhabitées a provoqué de plus en plus de contacts entre les hommes et les ours. Voilà une motivation d’autant plus grande pour comprendre et respecter ces animaux sous-estimés qui se laissent rarement voir.


Le saviez-vous?

•    Tous les ours vivent en solitaires, à l’exception des mères qui sont accompagnées de leurs petits. Ils ne fréquentent un partenaire que pendant la saison des amours et les grands rassemblements très occasionnels ne semblent survenir que près de sources de nourritures particulièrement abondantes.
•    Les ours vivent généralement entre 20 et 25 ans.
•    Même s’ils possèdent tous les atouts des carnivores, tous les ours sont omnivores et aiment manger des végétaux.
•    Les ours se reproduisent au printemps ou en été et ont une portée d’un à quatre oursons au cours de l’hiver, au terme d’une gestation de 180 à 266 jours. À la naissance, les oursons sont nus, aveugles et ne pèsent environ qu’une livre. Ils sont sevrés vers l’âge de cinq mois, mais demeurent avec leur mère de deux à trois ans.
•    La plupart des ours hibernent pendant l’hiver. Leur température corporelle chute, leur rythme cardiaque et leur respiration ralentissent, et ils entrent dans un sommeil très profond. Ils doivent au préalable manger de grandes quantités afin de constituer des réserves adipeuses, puis creuser une tanière sous les rochers ou dans le creux d’un arbre, ou bien choisir une caverne ou une crevasse. Ils demeurent dans la tanière de la fin de l’automne au début du printemps, et la couche adipeuse supplémentaire les garde en vie pendant leur séjour à cet endroit. Certains ours se contentent d’un abri, et n’hibernent pas véritablement. L’ours grizzly, par exemple, reste dans sa tanière, mais a un sommeil normal et peut se réveiller facilement.
•    On distingue aisément les mâles des femelles à leur taille. En moyenne, les femelles atteignent environ la moitié de la taille des mâles de leur espèce.
•    Les ours sont attirés par la nourriture jetée par les humains, ce qui explique la plupart des rencontres ours/homme. Si vous demeurez près de l’habitat d’un ours, assurez-vous de garder vos déchets à l’intérieur ou de les déposer dans des contenants à l’épreuve des ours. Si vous faites du camping dans un lieu où habitent  des ours ou à proximité, conservez toute la nourriture loin de l’endroit où vous dormez, de préférence dans un contenant à l’épreuve des ours ou en suspension entre deux arbres. En vous renseignant à ce sujet, vous éviterez plus facilement de rencontrer un ours, et vous saurez quoi faire pour vous protéger (et protéger l’ours) si jamais vos chemins se croisent.

L’ours brun

Les dix sous-espèces d’ours bruns occupent une grande variété d’habitats en Europe, au Japon, au Canada et aux États-Unis. On les retrouve dans les plaines, les forêts, la toundra et les régions montagneuses subalpines. Il fut une époque où les ours bruns habitaient l’ensemble du continent nord-américain. Cependant, la chasse excessive et la destruction de l’habitat de ces animaux ont pratiquement exterminé ces créatures impressionnantes. La situation est assez semblable en Europe, où les ours bruns de la Suisse ont été chassés jusqu’à l’extinction au 19e siècle. Par contre, il subsiste encore des ours bruns en Italie du nord, et les autorités suisses leur ont réservé des terres qui devraient leur servir de corridor pour regagner le pays. Les Suisses ont été très encouragés de voir réapparaître un ours en juillet 2005.

L’ours brun se distingue des autres espèces par la grande bosse qui surmonte ses épaules, et qui est attribuable aux muscles extrêmement développés qu’il utilise pour creuser. Il a de très longues griffes aux pattes antérieures, employées pour creuser ou encore pour attraper le poisson. Les ours bruns sont omnivores. Ils ont une diète principalement végétarienne et mangent de nombreuses plantes, notamment des herbes, des bulbes, des graines, des baies et des racines. Ils se nourrissent également d’insectes, de poissons et de petits mammifères, et le grizzly qui habite les Rocheuses canadiennes chasse en plus de grosses proies comme des orignaux, des caribous et des chèvres de montagne.

Le grizzly, qui habite l’Ouest canadien et l’Alaska, est l’une des sous-espèces d’ours brun les plus connues en Amérique du Nord. Il est réputé pour son agressivité, et son nom provient de sa fourrure grisâtre (grizzled, en anglais), dont le poil passe d’une teinte presque noire à un blanc argenté sur les pointes. Les ours bruns se retrouvent dans une diversité de tailles, mais les mâles grizzlys les plus impressionnants peuvent peser jusqu’à 1 500 livres.

L’ours noir 

L’ours noir habite le Canada, les États-Unis et le Mexique. Les ours noirs sont plus petits que les autres espèces d’ours et ce sont les ours les moins agressifs que compte le Canada.

Les ours noirs ont généralement une couleur noire uniforme, mais parmi les 16 sous-espèces on trouve aussi des variétés brunes, bleues pâles (ours des glaciers) et blanches (ours Kermode). Ils ont le poil court et sont de taille moyenne, et arborent souvent une petite tache blanche sur le poitrail. Aucun humain ne peut grimper à un arbre plus rapidement qu’un ours noir. Ces ours ont des griffes courtes et recourbées qui en font d’excellents grimpeurs. La mère ourse pousse souvent ses petits à grimper aux arbres afin de les mettre à l’abri. Les ours noirs se sentent plus en sécurité dans les zones boisées et évitent les espaces ouverts. Le territoire d’une femelle peut couvrir de 10 à 40 kilomètres carrés, mais les mâles occupent un territoire bien plus vaste qui chevauche celui des femelles. Les ours noirs se nourrissent surtout de végétaux, comme des graminées, des herbacées, des fruits, des baies, du miel, des noix et des graines, mais un faible pourcentage de leur diète est composé d’animaux, qu’il s’agisse d’insectes, de poissons ou de petits mammifères, ou encore de carcasses et d’ordures.

L’ours noir est l’espèce d’ours la plus répandue, mais certaines  populations sont en danger d’isolement et de famine. La plus grave menace pour l’ours noir provient des chasseurs de trophées, qui abattent environ 30 000 ours chaque année par « loisir ».

L’ours blanc

L’ours blanc est de loin le plus grand des ours. Il est probable que la sélection naturelle n’a favorisé que les animaux les plus robustes pour survivre au pôle Nord. Les mâles peuvent peser entre 800 et 1 300 livres, mais quelques-uns atteignent parfois les 1 800 livres. Seul ours à chasser activement l’être humain, l’ours blanc est l’espèce d’ours la plus agressive, même en captivité.

Sur la terre comme sur la glace, les ours blancs peuvent courir à une vitesse de 40 km/h, mais ils sont également bien adaptés pour se déplacer dans l'eau froide. Ils sont pourvus de pattes légèrement palmées, de narines qui se referment sous l’eau, et d’une fourrure imperméable qu’ils sèchent en se secouant. Les ours polaires sont les plus grands carnivores terrestres, mais ils vivent davantage sur la banquise que sur la terre ferme. Ce sont des chasseurs patients, qui attendent parfois plusieurs jours à côté d’un trou dans la glace, avant d’attraper finalement un phoque qui monte refaire le plein d’air. En Arctique, il n’y a pas de plantes disponibles la majeure partie de l’année, alors contrairement aux autres ours, l’ours blanc est presque entièrement carnivore. Cependant, il mange des baies et d’autres végétaux pendant le très court été.

Le temps n’est pas tellement agréable en Arctique, mais les ours blancs sont spécialement outillés pour survivre aux rudes conditions du grand Nord, où les températures sont presque toujours bien en deçà du point de congélation. Outre une épaisse couche adipeuse isolante, l’ours blanc possède un épiderme noir qui absorbe le plus de chaleur possible du soleil. Bien que sa fourrure paraisse blanche, elle est en réalité translucide, ce qui permet à la lumière de pénétrer jusqu’à la peau. À l’opposé de ses cousins du sud, l’ours blanc n’hiberne pas l’hiver, sauf dans le cas des femelles gravides, qui préparent une tanière où elles hibernent pendant la gestation pour s’assurer que les oursons naissent en toute sécurité.

Une étude réalisée par Georgia Mason et Ros Clubb dans la revue Nature a démontré que les animaux dont l’habitat naturel est plus vaste sont plus susceptibles d’être stressés et malheureux en captivité. Effectivement, les ours blancs ont eu la vie dure dans de nombreux zoos, où leur enclos peut n’avoir que le millionième de la taille de leur habitat naturel, lequel peut s’étendre entre 5 180 et 300 400 kilomètres carrés. Compte tenu de leur besoin de vivre dans un environnement glacial, de leur attitude extrêmement agressive et de la tendance établie à souffrir de stress dans des habitats restreints, les ours blancs sont encore moins acclimatables en captivité que la plupart des animaux sauvages.

Faire un don

Le Réseau d'action globale compte sur des personnes comme vous pour poursuivre son travail primordial pour les animaux en détresse.

Global Action Network - 372 St. Catherine st. west, suite 319 - Montreal QC, H3B 1A2 CANADA - (514) 939-5525
copyright 2005 Global Action Network - Our privacy policy