La chasse aux phoques

Fiches d'information

Quelques faits sur la chasse aux phoques commerciale du Canada

C’est un massacre cruel.

Quatre-vingt-quinze pour cent des phoques tués dans les cinq dernières années étaient âgés de moins de trois mois. Au moment du massacre, beaucoup de ces bébés phoques sans défense n’avaient même pas encore mangé de nourriture solide ou pris leur premier bain – ils n’avaient littéralement aucun moyen d’échapper aux « chasseurs ».

Des enregistrements vidéos montrent clairement que les chasseurs traînent couramment sur la glace des bébés phoques encore conscients à l’aide de gaffes, qu’ils tirent sur des phoques et les laissent souffrir jusqu’à l’agonie, et même qu’ils  les écorchent vivants.

En 2001, une équipe indépendante d’experts vétérinaires a étudié la chasse aux phoques commerciale au Canada. Leur rapport a conclu que dans 42 % des cas examinés, le phoque ne montrait pas de blessure au crâne assez grave pour garantir qu’il ait été inconscient au moment où il a été écorché.

C’est un abattage irresponsable.

En 2003, le gouvernement canadien a autorisé le quota de chasse aux phoques du Groenland le plus élevé de l’histoire, autorisant ainsi l’abattage de près d’un million de phoques sur trois ans. En 2004, plus de 353 000 phoques du Groenland ont été tués pour leur fourrure. Il s’agit du plus grand massacre connu en plus d’un demi-siècle.

La dernière fois que les chasseurs avaient tué un si grand nombre de phoques – dans les années 1950 et 1960 – près des deux tiers de la population de phoques du Groenland avaient été éradiqués.

La chasse aux phoques ramène très peu d’argent au petit nombre de personnes qui y participent. Même à Terre-Neuve, où vivent 90 % des chasseurs, le revenu tiré de la chasse compte pour moins d’un dixième de un pour cent de l’économie de la province.

Les chasseurs sont des pêcheurs qui d’adonnent à plusieurs activités de pêche durant l’année, et le revenu qu’ils tirent de la chasse ne représente qu’environ un vingtième de l’ensemble de leur revenu.

Tuer les phoques pourrait nuire aux stocks de poisson.

Environ trois pour cent du régime des phoques du Groenland est constitué de morues qui font l’objet de pêche commerciale. Par contre, ils consomment de nombreux prédateurs importants de morue, y compris les calmars. L’élimination de phoques pourrait conduire à une augmentation des prédateurs de morue. Le gouvernement canadien a clairement affirmé qu’il n’existait pas de preuve permettant de conclure que l’abattage des phoques du Groenland contribuera au renouvellement des stocks de poissons, et certains scientifiques ont plutôt exprimé leurs inquiétudes quant aux conséquences de cette pratique, qui pourrait en réalité faire obstacle au rétablissement des stocks de poissons de fond.  

Si vous êtes contre la chasse aux phoques, vous êtes en bonne compagnie.

Un sondage montre que 71 % des Canadiens – incluant 60 % de Canadiens des provinces de l’Atlantique, soutiennent l’interdiction absolue de la chasse aux phoques, ou souhaitent restreindre la chasse aux individus qui sont âgés de plus d’un an (Ipsos-Reid, 2004).

Dans certains pays de l’Union Européenne (le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et les Pays-Bas), un sondage a révélé que près de 80 % des personnes qui connaissent l’existence de la chasse aux phoques canadienne s’y opposent (MORI, 2002).

Un sondage indique que 79 % des électeurs américains s’opposent à la chasse aux phoques du Canada (Penn, Schoen & Berland, 2002).

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