Les cirques

Fiches d'information et reportages

La sécurité publique

La sécurité publique

La sécurité publique est compromise lorsque ds nimaux sauvages, soumis à des conditions de vie et de voyage difficiles, sont produits en spectacle très près du public, sans cages adéquates, barrières de sécurité, protocoles appropriés et matériel d'urgence. Les animaux sauvages peuvent être imprévisibles; leurs comportements naturels, dictés par leur instinct, puevent refaire surface à tout moment. Il es possible de réduire le danger, mais on ne pourra jamais l'éliminer.

Selon deux dresseurs, Alan Roocroft et Donald Atwell Zoll, auteurs du livre Managing Elephants, an Introduction to their Training and Management, depuis 1980, environ 100 décès survenus dans les cirques et les zoos sont attribuables à des attaques par des éléphants, tandis qu'une cinquantaine d'autres incidents entraînent des blessures se produisent chaque année en Amérique du Nord. De plus, tous les ans, on tue des éléphants parce qu'ils présentent un trop grand danger pour les dresseurs.

En dépit de ces problèmes de sécurité, les cirques et autres spectacles itinérants continuent de produire devant public des éléphants et d'autres animaux potentiel-lement dangereux, sans prendre beaucoup de précautions. Et pour grossir leur recette, de nombreux cirques offrent au public des tours sur le dos des animaux.

Le manque de restrictions sur l'entrée des animaux au Canada permet à plusieurs numéros de passer et repasser la frontière à volonté. Des animaux considérés comme dangereux par certaines autorités peuvent être en vedette dans des cirques qui parcourent le Canada. On a recensé un grand nombre de cas d'animaux qui ont eu des réactions imprévues ayant entraîné, pour la plupoart, des conséquences tragiques.

La santé publique

En août 1996, un autre genre de danger pour la santé et la sécurité publiques associé aux animaux des cirques itinérants défrayait la chronique. Au cours de ce mois, deux éléphants, nommés Joyce et Hattie, propriété de John Cuneo de la Howthorn Corporation, se sont effondrés et sont morts tous deux, à trois jours d'intervalle, d'une souche de la tuberculose qui peut affecter les êtres humains. Au début de 1997, des représentants du ministère de l'Agriculture des États-Unis (USDA) ont rapporté que 14 des 18 éléphants appartenant à la Hawthorn Corp., ont connu des résultats positifs au test de la tuberculose.

Les rapports d'autopsie ont démontré que les poumons de Joyce et de Hattie ne fonctionnaient plus qu'à 10 à 20 pour cent de leur capacité lors de leur décès. Malgré cela, ils ont été forcés de se produire en spectacle très peu de temps avant qu'ils meurent. Sur des photographies des deux éléphants prises par l'Elephant Alliance of California cinq mois avant leur mort, on peut voir deux éléphants excessivement amaigris.

Au Canada, le cirque Garden Bros. (qui se produit dans le centre et l'est du Canada), fait souvent des tournées avec la Hawthorn Corp. En 1994, le journal Toronto Sun montrait une photographie, prise le 2 mars, d'un « éléphant d'Asie de 30 ans nommé Joyce » avec un petit enfant sur le dos lors du spectacle du cirque Garden Bros. au SkyDome. La souche de tuberculose qui a tué les animaux du cirque Hawthorn - le bacille de Koch - est transmissible aux humains. Entre tous, ce sont les enfants qui sont les plus à risque et, s'ils sont infectés, ils peuvent contracter la méningite tuberculeuse.

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