Les fermes industrielles

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Les fermes industrielles et...

... les cochons

Il y a actuellement 18 millions de cochons qui sont élevés dans des fermes industrielles au Canada. Au cours des années à venir, ce nombre ne fera qu’augmenter puisque le marché de l’exportation porcine est en expansion. Chacun de ces animaux souffre terriblement tout au long de sa vie.

La destinée des truies se résume à de continuelles fécondations et mises bas. En supportant de huit à dix périodes de gestation au cours de leur existence, elles passeront leur vie entière dans des stalles de gestation ou dans des cases de mise bas, à peine plus larges que leur corps. Comme il n’y a pas de litière, les truies doivent porter leurs petits et les mettre au monde sur un plancher de ciment sale.

Les porcelets naissent dans des cases de mise bas où ils auront droit au lait maternel pendant seulement deux semaines avant d’être transférés dans un enclos d’engraissement. Âgés d’à peine 2 ou 3 semaines, 15 % des porcelets meurent en raison de ces conditions de vie insupportables. Les porcelets qui survivent sont castrés et se font couper la queue, limer les dents et entailler les oreilles, le tout sans anesthésie. Parce que les enclos sont situés au-dessus de fosses à purin, les porcs sont condamnés à respirer perpétuellement des odeurs puantes et à souffrir les mouches. Les porcelets sont entassés de la sorte pendant environ 24 semaines ou jusqu’à ce qu’ils atteignent le poids du marché, soit 250 livres. La seule fois que ces cochons prendront une bouffée d’air pur et verront la lumière du jour sera le jour où ils seront transférés à l’abattoir.

... les bœufs

Au Canada, l’Alberta et l’Ontario sont les deux plus grands producteurs de bœuf, tandis que le Québec est le principal producteur de produits laitiers et de veau.

Tout au long de leur existence, les vaches laitières sont forcées à vivre un cycle sans fin de gestation et de mise bas afin d’être en mesure de fournir continuellement du lait. Dans certaines fermes, les vaches laitières sont enchainées par le cou dans une étable pour la durée entière de leur vie. Après 4 ou 5 ans, quand la vache laitière n’est plus en mesure de produire, elle sera envoyée à l’abattoir, où sa carcasse sera utilisée pour faire des hamburgers.

Les veaux sont arrachés à leur mère à l’âge de 1 ou 2 jours et ils sont envoyés dans des parcs d’engraissement dénudés. Là, ils seront castrés et écornés à froid pour ensuite vivre dans leurs propres excréments, sans protection contre les éléments, jusqu’à ce qu’ils atteignent le poids du marché.

Le sort des veaux de boucherie est encore pire. Ils sont confinés en permanence dans des stalles dans lesquelles ils ne peuvent ni bouger ni se tourner. À cause de cet espace limité et de leur diète déficiente en fer, les veaux de boucherie souffriront d’ulcères chroniques, de diarrhée et de blessures aux pattes. Ils sont abattus entre 1 et 3 mois.

... les poulets

Il y a plus de 26 millions de poules pondeuses et plus de 84 millions de poulets à griller dans les fermes industrielles au Canada, tous débecqués sans anesthésie et enfermés dans des conditions déplorables. La seule fois qu’ils ont droit à la lumière du jour est lorsqu’ils sont expédiés à l’abattoir.

Les poules pondeuses passent leur vie dans de petites cages en fer mesurant 40 cm sur 45 cm. En dépit du fait que chaque poule a une envergure de 80 cm, ces cages en contiennent cinq ou six. Ce manque d’espace empêche les poules de pouvoir adopter des comportements instinctifs fondamentaux, comme bouger et déployer leurs ailes. Jusqu’à 20 % des poules élevées dans ces conditions meurent de stress et de maladies. Les poules peuvent vivre jusqu’à 20 ans : dans les fermes industrielles, elles sont tuées à seulement 1 an et demi.

Les poulets à rôtir vivent leur vie entière dans des étables sans lumière qui sont pourvues de systèmes d’alimentation et de distribution d’eau automatisés. Quand ils ont atteint leur taille adulte, ces poulets n’ont plus de place pour bouger. Il en résulte de fréquents cas d’hystérie qui entraînent la panique et la suffocation. Les matières fécales et l’urine produites dans ces étables provoquent des niveaux élevés d’ammoniaque, causant de sévères problèmes respiratoires à la majorité des oiseaux. Le stress du surpeuplement conduit à l’automutilation et au cannibalisme.

Pour savoir ce qui arrive à ces animaux infortunés durant leur voyage pénible vers l’abattoir, cliquez ici.

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