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Les fermes à fourrure industrielles
et notre environnement
Personne au monde n'a
besoin d'un manteau de vison à part un vison
Auteur inconnu
Lors
d'une campagne de relations publiques trompeuse destinée
à détourner les reproches concernant leur façon
de traiter les animaux, l'industrie canadienne de la fourrure a
prétendu que la fourrure est un produit qui ne nuit pas à
l'environnement. Ces affirmations sont complètement fausses.
En effet, les comités réglant les normes publicitaires
en Angleterre, au Danemark, en Hollande, en Italie et en Finlande
ont jugé mensongère et trompeuse toute publicité
qui prétend que la fourrure est un produit respectueux de
l'environnement.
Veuillez prendre quelques minutes pour découvrir
quelles sont les véritables conséquences environnementales
de l'élevage d'animaux à fourrure.
Mythe de l'industrie de la fourrure: "La
fourrure provenant de fermes d'élevage est une ressource
qui ne nuit pas à l'environnement." (Fur Information
Council of America)
Fait: La fourrure constitue
une "fibre naturelle" uniquement lorsqu'elle est sur le dos
d'un animal. Une fois arrachée, elle doit être tannée
afin d'empêcher sa biodégradation. Ce processus complètement
artificiel emploit des produits chimiques caustiques tels que le
formaldéhyde et le chrome. Ces produits sont des polluants
graves et l'industrie de la fourrure le sait très bien. En
1991, l'agence Américaine de Protection de l'Environnement
a donné une amende d'environ 1,6 millions de dollars à
deux usines de transformation de fourrure pour la pollution qu'elles
avaient causée. L'APE a affirmé qu'elle avait "trouvé
une non-conformité totale avec les règlements sur
les déchets dangereux." L'APE a aussi déclaré
que les déchets provenant d'usines de transformation de la
fourrure "peuvent causer des problèmes respiratoires et
sont listés comme des cancérigènes potentiels
".
Une
ferme à fourrure, comme toute ferme d'élevage industrielle,
produit des quantités gigantesques de déchets animaux
concentrés sur une toute petite surface. Les déchets
animaux contiennent de hauts niveaux de phosphore et d'azote. Lorsqu'il
pleut, ces déchets peuvent se faire entraîner vers
des ruisseaux et d'autres cours d'eau. Parfois les déchets
sont laissés par terre et imbibent le sol, contaminant les
sources d'eau sous-terraines. Les nutriments contenus dans les déchets
conduisent à une croissance excessive d'algues ce qui, par
la suite, cause une réduction de la quantité d'oxygène
dans l'eau. Ceci peut causer la mort de certaines espèces
de poissons sensibles et rend l'eau non potable. Dans le village
de Kaustinen, en Finlande, la consommation d'eau provenant de sources
sous-terraines a dû cesser et la direction du courant inversée
à cause de la pollution occasionnée par les fermes
à fourrure.
Aux États-Unis, les associations de fermes
à fourrure ont fait pression sur les gouvernements locaux
pour garder une basse qualité de l'eau. Le Ministère
des ressources naturelles du Wisconsin a également eu affaire
aux fermes à fourrure au sujet de la contamination de la
nappe phréatique. D'après l'écologiste Mauro
Leivi, en Finlande, où se trouvent 65% des fermes d'élevage
de renards, les déchets animaux provenant de fermes à
fourrure en sont venus à égaler les eaux usées
d'un million de personnes. La plus grosse ferme d'élevage
de renards de Suède a été obligée de
fermer ses portes en janvier 1998 à cause du rôle qu'elle
a joué dans la contamination des réserves d'eau locales.
Environ au même moment, le magazine Scientifur a publié
une étude polonaise qui démontre que la terre se trouvant
à proximité de fermes à fourrure était
contaminée par des formes croissantes de nématodes.
Une autre étude dans le même magazine conseillait aux
éleveurs d'être attentifs à bien choisir l'endroit
de leur puits sur leur terrain.
Les fermes à fourrure consomment
également beaucoup d'énergie. En effet, une étude
faite par Gregory Smith de la Ford Motor Co. a révélé
que la production d'un manteau de fourrure fabriqué à
partir de peaux provenant de fermes d'élevage requiert près
de 20 fois plus d'énergie que la production d'un manteau
synthétique.
Mythe de l'industrie de la fourrure: "Et
quand votre manteau de fourrure arrive à la fin de sa longue
vie, il est biodégradable." (Fur Information Council
of America)
Fait: Tandis que les
peaux non traitées peuvent effectivement être biodégradables,
l'industrie de la fourrure néglige comme par hasard de mentionner
que toutes les peaux utilisées pour fabriquer des manteaux
de fourrure sont tannées. Le tannage est un processus qui
stabilise le collagène et les fibres de protéines
spécifiquement pour les empêcher de se biodégrader.
Le processus moderne de tannage emploit une variété
de substances qui causent des dommages à l'environnement,
tels que des sels minéraux, le formaldéhyde, les dérivés
du goudron ainsi que diverses huiles, teintures, et finitions, dont
certains contiennent du cyanure. En plus des substances toxiques
mentionnées ci-haut, les effluents des tanneries contiennent
de grosses quantités d'autres polluants, tels que des protéines,
du poil, du sel, des dépôts de chaux, des sulfides
et des acides.
On trouve, parmi les conséquences désastreuses
de ces déchets toxiques, une menace à la santé
humaine causée par les hauts niveaux de plomb, de cyanure
et de formaldéhyde dans la nappe phréatique située
à proximité des tanneries. Les US Centers for Disease
Control and Prevention (centres américains pour le contrôle
et la prévention des maladies) ont trouvé que l'incidence
de leucémie parmi les résidents d'une région
entourant une tannerie au Kentucky était cinq fois plus élevée
que la moyenne nationale.
Les gens qui travaillent dans des tanneries
meurent du cancer causé par le contact avec le diméthylformamide
et les autres substances chimiques employées dans la transformation
et la teinture des peaux. Les dérivés du goudron constituent
de puissants agents cancérigènes. Selon une étude
publiée par le département de la santé de l'état
de New York, plus de la moitié des toutes les victimes de
cancer des testicules travaillent dans des tanneries.
Mythe de l'industrie de la fourrure: "Les
fermes à fourrure offrent une contribution importante à
la sauvegarde des espèces sauvages." (Fur Commission
USA)
Fait: Non
seulement les fermes à fourrure retirent les animaux sauvages
de leur habitat naturel pour approvisionner les fermes d'élevage,
mais elles importent également des espèces non-indigènes
dans des régions où elles ne devraient pas se trouver.
Par exemple : des ratons laveurs en Allemagne, des visons en Islande,
des myocastors aux États-Unis et des opossums en Nouvelle-Zélande.
Les propriétaires de fermes d'élevage importent ces
animaux et les relâchent dans la nature ensuite lorsque les
conditions du marché deviennent défavorables. Il arrive
aussi que les animaux s'échappent lors de catastrophes naturelles.
Ces animaux sont ensuite blâmés d'avoir dévasté
la région, mais le fait qu'ils se trouvent là n'est
pas de leur faute. Ils ont été importés dans
ces régions par les fermes d'élevage.
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